Pourquoi il faut refuser la nouvelle loi sur l’Université de Genève

30 octobre 2008

Après les réformes des trois régies publiques qu’il voulait mener sur le chemin de la privatisation, le Conseil d’Etat genevois s’en prend maintenant à l’Université qu’il aimerait rendre plus « autonome ».

Jusqu’ici, le processus d’élaboration de cette nouvelle loi s’est déroulé à l’écart de tout débat citoyen. Cela a commencé avec la rédaction du projet de loi, confiée à une commission externe dont les« expert-e-s » étaient toutes et tous d’accord avant même de se mettre à la tâche. Puis a eu lieu une série de consultations au terme desquelles le Conseil d’Etat et le rectorat de l’Université se réservaient le droit d’interpréter ou d’ignorer à leur guise les positions des personnes et organismes consultés. Ce simulacre de démocratie s’est terminé le 13 juin dernier lorsque le Grand Conseil, dans un élansoviétique, a plébiscité cette nouvelle loi avec seulement un refus et quatre absentions.

Face à une telle apparence d’unanimité, le bon sens conduit à penser qu’il y a anguille sous roche. La campagne référendaire qui s’annonce est l’occasion pour le Conseil d’Etat de se justifier publiquement et rationnellement, tâche à laquelle il a tout fait pour se soustraire jusqu’à présent. Depuis deux ans, il a pris soin d’écarter de la réflexion les premiers concernés : le personnel de l’Université et ses étudiant-e-s. C’est pourtant en leurs noms, et plus largement au nom de toutes les cityonnes et tous les citoyens genevois-e-s, que le gouvernement prétend « restaurer la confiance » avec cette nouvelle loi.

Les arguments qui suivent s’adressent donc à toutes les personnes qui se sentent concernées par l’avenir de l’Université de Genève.

 

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Argumentaire
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