Les petits sermons du curé Belin

4 novembre 2010

Extrait du sermon prononcé par le professeur Dominique Belin lors de la célébration du Dies Academicus, le 14 octobre 2010, à propos des débats sur le Statut à l’Assemblée de l’Université :

Il m’apparaît hautement symbolique que, lors des débats les plus difficiles, chacun se rapportait presque automatiquement à la nouvelle loi sur l’Université. Nombre de personnes avaient eu des réserves, plus ou moins fortes et plus ou moins ouvertement exprimées, vis-à-vis de cette loi ; cet auditoire en a été l’écho. De voir les opposants à la loi, ses partisans et ceux qui ne lui donnaient qu’un soutien critique, se rassembler autour de la nouvelle loi sur l’Université, est de bon augure.

Augure : « message envoyé par les dieux qui doit être élucidé afin de déterminer une conduite à tenir pour satisfaire la volonté des dieux » (wikipedia)

Usage du plus-que-parfait de l’indicatif : « Le plus-que-parfait est le binôme accompli de l’imparfait. Il s’emploie donc dans les mêmes situations que ce dernier temps, mais pour exprimer un procès déjà achevé alors que l’imparfait exprime un procès en cours ou envisagé dans sa globalité. Comme l’imparfait, il a des emplois temporels qui situent le procès dans le passé (sauf dans le cas de la concordance des temps) et des emplois modaux qui expriment un décalage avec la réalité (hypothèse, situation imaginaire) ou une attitude particulière vis-à-vis de l’interlocuteur (usage hypocoristique, atténuation polie). » (wikipedia)

Hypocoristique : « Un énoncé est hypocoristique quand il est manifestement affectueux (étymologiquement « caressant »). (...) L’imparfait hypocoristique (...) peut être employé notamment lorsqu’on s’adresse à un petit enfant ou à un animal domestique (qui ne sont donc pas en mesure de répondre) » (wikipedia)

Thème du Dies Academicus 2010 :
« Mémoire et réconciliation »

 

Dominique Belin, rassembleur de brebis