SES : La restructuration passe en force
14 décembre 2009
J’aimerais revenir brièvement sur la restructuration de la faculté des SES, à la lumière des événements récents. Plusieurs articles publiés sur ce site ont déjà montré que ce projet de réorganisation a été mené de manière cavalière par le décanat qui cherche à placer le conseil participatif devant le fait accompli. La question qui se pose à présent est de savoir si la mise en oeuvre de ce projet n’est pas tout simplement illégale. Le personnel de la faculté a reçu il y a quelques jours un courriel de l’administratrice qui annonçait que les changements allaient entrer en vigueur au 1er janvier, c’est-à-dire avant la séance du conseil participatif qui ne s’est pas encore prononcé. Le document est disponible ici (et téléchargeable au bas de cette page).
En le lisant, la nouvelle structure de la faculté semble encore plus complexe et plus bureaucratique que l’actuelle, avec une multiplication des instituts. On parle même de "pool de secrétaires" sous la supervision d’une super-secrétaire, à croire qu’on en revient au fordisme ! Où est la clarification des structures qui avait été annoncée ? Quelle est la logique de ce projet ? A qui profite le crime ?
De plus, plusieurs collaborateurs et collabortrices de la faculté ont reçu un courriel des ressources humaines qui leur demandent de venir signer un nouveau contrat de travail qui entérine les transformations. Comment l’Université peut-elle modifier des contrats alors que le conseil participatif des SES n’a pas encore approuvé le nouveau règlement d’organisation, comme la loi sur l’Université l’impose ? Le rectorat ne s’est pas contenté de donner son aval à ce passage en force ; c’est lui qui a demandé au décanat de mettre en oeuvre la réorganisation dans les plus brefs délais, prouvant encore une fois son mépris pour la "participation" qu’il appelle pourtant de ses voeux. Le conseil participatif acceptera-t-il de se faire traiter comme une vulgaire chambre d’enregistrement ?

