Un enfant est une publication scientifique, mais seulement pour les femmes. Injustice ou décalage de société ?
9 novembre 2008
La presse quotidienne se fait l’écho en ce moment des questions d’égalité et reconnait à l’Université de Genève un rang de premier de classe en Suisse, salué par une belle enveloppe. Qu’une candidature du sexe sous-représenté soit privilégiée à compétences égales ne pose aucun problème. En revanche, qu’une candidate se prévale de publications virtuelles en valorisant des grossesses et des enfants, représente en 2008 une parfaite injustice vis-à-vis du sexe masculin. C’est toutefois une pratique très inquiétante qui a tendance à se généraliser plus ou moins officiellement dans le monde académique.
Dans une société en pleine mutation ou l’ensemble des repères et des valeur traditionnels sont en complète rupture, une telle pratique est choquante et relève d’une injustice vis-à-vis des hommes. De nos jours, les hommes sont tout autant sollicités par la paternité et les tâches qui l’entoure que les femmes. Il est bien loin le cliché de la mère au foyer avec famille nombreuse dont la carrière s’est arrêtée temporairement à cause de sa maternité et de son dévouement aux taches ménagères tandis que Monsieur fait sa carrière et fume le cigare avec ses amis lorsqu’il ne travaille pas.
Aujourd’hui, c’est tout le contraire qui se passe dans l’intimité des foyers modernes. Les hommes sont tout autant sollicités que les femmes. Ils participent aussi bien aux tâches ménagères qu’à l’accompagnement des nouveaux-nés. Dans les exemples résolument progressistes, beaucoup de pays reconnaissent aujourd’hui le droit aux hommes de prendre un congé parental.
Alors soyons un peu cohérents. Si nous accordons aux femmes des équivalences en publications pour le fait d’avoir des enfants, accordons ce droit aux deux sexes et rétablissons ainsi un équilibre là où il a lieu d’être en reconnaissant aux Parents, indépendamment du sexe, un avantage sur les candidats sans enfants ayant de fait pu consacrer plus de temps à la construction d’un dossier académique en béton. Aujourd’hui, un candidat du sexe masculin ayant eu des enfants est clairement désavantagé par rapport à ses collègues de sexe féminin ou sans enfants. Egalité ? Parlons-en.
Aaron
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